19 juin : etape vers Isfahan

19 juin : etape vers Isfahan

Quand je dis que l’Iran est la nation universelle de l’accueil et de l’hospitalité, je suis sans doute un peu en deça de la réalité.  Alors que nous roulons en fin de groupe sur la route entre Shiraz et Isfahan, nous doublons tranquillement une petite Peugeot 405 et sa famille de 5 personnes dedans. Ils nous sourient, nous saluent et nous repassent 5 minutes plus tard, toujours aussi doucement en nous prenant en photo.  Puis ils nous font signe de s’arreter en montrant une aire de repos a droite un peu plus loin. Pas de soucis, voyons ce qu’ils veulent. Une fois descendus de voiture ils nous embrassent et nous serrent la main chaleureusement.  Ils aimeraient en savoir plus sur nous mais la barriere de la langue est la. La femme nous fais comprendre qu’elle aimerait bien nous inviter chez elle, apparemment a 15 km de la. Pourquoi pas, pour une petite tasse de thé.

20 minutes plus tard nous stoppons notre moto devant la porte d’une humble demeure dans une petite ruelle de village. Ils déposent aussitot des pétales de rose pres de la roue arriere de notre moto en signe de bienvenue. Nous enlevons nos bottes et entrons chez eux. Impossible d’échanger par les mots, donc il reste les sourires, la gestuelle, l’intonation et un peu de Google translate.

Dans la piece principale un bébé dort dans un hamac qui donne envie d’une bonne sieste. Nous recevons une excellente tasse de thé local, puis des gateaux. Au bout d’une heure d’échanges chaleureux ou on se montre des photos de familles respectives Maéva et moi comprenons que nous somme “sincerement” invités a rester déjeuner avec eux. Je préviens le groupe via notre Inreach Garmin de pas nous attendre. En attendant le déjeuner, nos hôtes nous font comprendre que si on le souhaite on peut se reposer un peu. C’est le genre de choses qu’un voyageur a du mal a refuser… Une p’tite sieste. Maéva part s’écrouler sur le lit dans la chambre du petit Roham, sous les yeux de la Pantere Rose, moi je m’affale poliment sur le tapis du salon a coté du hamac du bébé  Ronia. C’est la grand mere Maria qui nous rigole d’une gentille caresse en rigolant. Sa fille Samira nous a préparé un super plat cuisiné a base d’aubergine, de blé, de poulet et d’une sauve au safran. De loin l’un des meilleurs plat de notre voyage. Le pere Fadzar et sa soeur Artefe nous invite ensuite a faire une petite marche digestive dans le parc voisin. Il nous raconte par le mime l’histoire de son village, nous adorons. Mais les pétales de rose fanent  et notre patron le soleil nous fait les gros yeux. On doit reprendre la route apres ces 3 heures délicieuses de douceur et bienveillance, qui auraient pu facilement devenir 3 jours. Nous étions invités a rester dormir..

Nous rattrapons le groupe environ 3 heures avant l’arrivée a Isfahan la belle. Le groupe des Foggs est ravi d’arriver dans cette ville au nom mythique de la Route de la Soie. Dans notre hotel ce soir, nous croisons un groupe de VIP autour des Ministres des Affaires Etrangeres d’Iran et de Turquie, dans une ambiance tres décontractée et cordiale. La Géopolitique sous nos yeux alors qu’hier aux nouvelles Trump a failli lancer une attaque aérienne sur l’Iran qui la veille avait abattu un drone américain espion au dessus de son territoire. En ce qui nous concerne cela nous fait ni chaud ni froid, nous sommes bien en Iran, notre expedition Long Way Home se porte bien et nous profitons de cette chance que nous nous sommes donnée de parcourir des pays aussi fabuleux depuis mi Avril. Ce soir nous allons flâner le long du pont d’Isfahan, pieds mus aux cotés des Iraniens en famille qui traversent le fleuve sur des pavés glissant. Une bande de jeunes chantent et dansent , un autre jeune chante acapela sous la resonance d’une des voutes du pont, une grappe d’étudiants entament une bataille d’eau et de joyeuses éclaboussure, Des assoiffés de conflits dans le bureau Ovale souhaite lancer une guerre contre ce pays. Pourquoi faire ?

EMB

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